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La fin d’une ère : la mine de Diavik livre ses derniers diamants

La fin d’une ère : la mine de Diavik livre ses derniers diamants

Elisa Ren |

Après plus de deux décennies d’exploitation, le groupe Rio Tinto a officiellement extrait les derniers diamants de la mine de Diavik, située dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada.

Entrée en production en 2003, cette mine emblématique aura produit plus de 150 millions de carats au cours de sa durée de vie, principalement des diamants incolores, mais également une petite proportion de pierres jaunes. 

 

Un site majeur de l’industrie diamantifère


Le gisement de Diavik reposait sur plusieurs sources de kimberlite exploitées successivement en mine à ciel ouvert puis en souterrain. Au fil des années, il est devenu l’un des piliers de la production diamantifère canadienne.


Au-delà de sa production, le site s’est distingué par :

  • une collaboration étroite avec les communautés autochtones locales
  • un rôle économique structurant pour la région
  • des standards environnementaux élevés dès sa conception

Cette approche illustre l’évolution de l’industrie vers des modèles plus responsables et transparents.

 

La sortie progressive de Rio Tinto du diamant

 

La fermeture de Diavik marque une étape clé : il s’agissait du dernier actif diamantifère de Rio Tinto.

  • La célèbre mine d’Argyle (Australie) a fermé en 2020
  • Le groupe s’est retiré d’autres projets ces dernières années
  • Avec Diavik, Rio Tinto sort définitivement de la production de diamants

Les dernières pierres extraites continueront néanmoins à être commercialisées via le réseau international du groupe dans les mois et années à venir. 

 

Un impact direct sur l’offre mondiale

 

La fermeture de Diavik s’inscrit dans une tendance plus large :

La diminution progressive des grandes mines historiques

Moins de nouvelles découvertes, coûts d’exploitation élevés et contraintes environnementales renforcées contribuent à raréfier l’offre de diamants naturels.


À long terme, cette dynamique pourrait :

  • soutenir la valeur des diamants naturels
  • accentuer leur positionnement en tant qu’actif rare
  • renforcer la distinction avec les diamants synthétiques

 

Une phase de réhabilitation sur plusieurs années

 

Si l’extraction est terminée, la vie du site ne s’arrête pas immédiatement.

Les opérations de fermeture et de réhabilitation environnementale devraient se poursuivre jusqu’en 2029, avec un suivi à long terme des écosystèmes et des infrastructures. 

 

Ce que cela signifie pour le marché

 

La fin de Diavik symbolise un tournant structurel :

  • moins de grandes sources de production
  • une offre naturelle plus contrainte
  • une industrie en mutation

 

Dans ce contexte, la traçabilité, la rareté et la qualité deviennent plus que jamais des critères centraux pour les acheteurs comme pour les investisseurs.